Au Canada, les détenus ont un risque beaucoup plus élevé d'infection par le VIH et le VHC (virus de l'hépatite C), puisque ceux qui consomment des drogues par injection sont privés d'accès à des seringues et aiguilles stériles — des instruments qui sont largement accessibles hors de prison afin que l'on n'ait pas à les partager. La plupart des détenus purgeant des peines fédérales au Canada réintégreront leurs communautés; et ils y rapporteront les maladies contractées en prison. Au bout du compte, cela peut nous toucher tous.

Simplement dit, la santé en prison c'est la santé de la communauté.

Des programmes de seringues en prison (PSP) ne servent pas qu’à protéger des détenus contre des infections. Ils protégeraient la santé et la vie de l’ensemble des Canadiens et Canadiennes. Or, en dépit de preuves écrasantes des bienfaits des PSP, aucune prison canadienne n’autorise encore la distribution de matériel d’injection stérile. Les recommandations adressées au Gouvernement du Canada de mettre en œuvre cette importante mesure de réduction des méfaits ont été rejetées.

Mais cela devra changer. Le 25 septembre, 2012, un ancien détenu, des partenaires communautaires ainsi que le Réseau juridique canadien VIH/sida ont intenté une action en justice contre le Gouvernement du Canada, pour son défaut de protéger le droit à la santé des détenus et de prévenir la propagation du VIH et du VHC dans les prisons fédérales canadiennes.

Cliquez sur les liens ci-dessus pour être mieux informés sur le droit à la santé des détenus, sur les PSP, sur l'action en justice et sur les manières de s'impliquer dans la campagne.

Mises à jour

Sujet: La politique de réduction des méfaits dans les prisons fédérales

Dans les établissements correctionnels, aux quatre coins du Canada, il existe un besoin identifié de programmes de seringues en prison (PSP). Le Service correctionnel du Canada a des obstacles en place, de sorte que des PSP ne puissent pas fonctionner dans le système carcéral. Le document « The politics of harm reduction in federal prisons » de Tara Marie Watson, examine ces obstacles de nature politique.

Nous sommes désolés, ce document n’existe qu’en anglais. Par ailleurs, il s’agit d’un abrégé – la version intégrale peut être achetée en cliquant ici.

The politics of harm reduction in federal prisons

By Tara Marie Watson
Centre for Criminology and Sociolegal Studies, University of Toronto

Abstract

Background: We need to understand better the political barriers to prison-based harm reduction programs. In this paper, I examine the situation in the Correctional Service of Canada (CSC), a federal prison agency with a zero-tolerance drug policy and general opposition to prison needle and syringe programs (PNSPs) and safer tattooing initiatives.

Methods: This study draws on 16 interviews with former CSC senior officials, former frontline staff, and external stakeholders; CSC policy and practice documents; and testimony from a House of Commons Standing Committee public study. Thematic coding and comparison of texts were used to examine emergent themes of interest.

Results: Four interrelated issues were central for understanding the political barriers: a narrower definition of harm reduction used in corrections, both in principle and practice; the Conservative government’s tough-on-crime agenda; strong union opposition; and stakeholder perceptions that political constraints will likely persist, including the view that litigation may offer the only way to introduce PNSPs.

Conclusion: The system is at an impasse and key questions remain about the importability of harm reduction services into federal prisons. Despite a highly challenging policy environment, moving forward will demand asking new, critical questions and devising more strategic ways of entering the political-operational dialogue that opposes evidence-based programs.

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James

«C'est facile de devenir dépendant des drogues en prison, à cause de l'atmosphère négative. Les gens sont déprimés et la drogue les aide à échapper à la réalité